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Page de titre d'édition de Petrucci |
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L'art musical italien ne s'était pas très développé
jusqu'au XVme siècle. A partir du XVIme les compositeurs italiens
proposent de nouvelles formes, et passent maître dans l'art polyphonique.
Giovanni Da Palestrina (1526-1594) va porter la musique polyphonique à
la perfection. D'abord organiste et maître de chapelle dans sa ville
natale, il finira sa carrière comme Maître de chapelle à
St Pierre de Rome.
Il consacrera toute sa vie à la musique liturgique.
Sa musique chorale "a cappella" symbolise son époque.
Il unit la pureté mélodique, d'une part, et la science contrapuntique
des maîtres franco-flamands d'autre part. Il laisse cent quinze messes
! Six cents motets, des livres de psaumes, d'Offertoires, de Magnificat.
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Extrait de
" Hodie Christus natus est"
Uniquement sur le DVD-Rom du site |
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En Allemagne, au XVI me siècle, l'art musical marque un certain
retard sur celui des
pays voisins. Mais la Réforme lui donne un nouvel élan avec
Luther (1483-1546) passionné
de musique sous toutes ses formes et compositeur de chants religieux.
Sous le nom de Chorals, ses cantiques, chantés en langue vulgaire,
deviennent le centre de
la liturgie de l'église protestante.
Pour les autres compositeurs, la musique profane semble susciter autant
d'intérêts que la
musique religieuse, si l'on se rapporte à la publication importante
en France de nombreux recueils de chansons polyphoniques à quatre
parties. Le XVI me siècle apporte la spontanéité,
la vivacité et le rythme à la chanson populaire.
En 1571 le poète Jean-Antoine de Baïf fonde une Académie
de musique et de Poésie, fréquentée entre autre par
des poètes de la Pléiade comme Ronsard. Ils souhaitent unir
musique et poésie à la manière des Grecs et des Latins.
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Au XVIme siècle, les voix vont peu à peu céder le
pas à la musique instrumentale, qui s'enrichit de pièces
pour orgue, d'abord en accompagnement, puis en soliste.
Les améliorations apportées aux instruments à clavier,
en particulier à l'orgue, permettent de jouer plusieurs parties
à la fois. Pour permettre la lecture simultanée de ces parties
réunies sur une même page, on inventa les « tablatures
» ancêtres de nos partitions.
Le luth, sorte de guitare à cinq cordes, d'origine égyptienne,
et introduit par les Arabes en Europe, connaît une grande vogue,
particulièrement à la cour de François Ier, et séduit
les virtuoses.
Dès 1550 les violons et les violes, prennent de l’importance et
s'améliorent notablement. L'étendue sonore est augmentée
de deux octaves passant ainsi à cinq octaves. Pour la première
fois, les sons produits par les instruments dépassent les limites
de la voix.
En Angleterre, l'épinette primitive, ancêtre du clavecin,
prend le nom de Virginal, et attire des compositeurs comme William Bird
(1542-1623), organiste de la Chapelle Royale et Orlando Gibbons (1565-1650),
virginaliste de la cour, qui passent maître dans l'art de l'improvisation
et de la variation.
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